Il y a un mois, au réveil, je reçois un appel de ma mère restée au plat pays. Elle m’apprend qu’un de ses amis me cède son matériel photo. Je m’assois. Tout tourne. Je lui demande de répéter. Je sens toutes les particules de mon corps, même les plus infimes. Je frissonne. Je me relève. Je déglutis, beaucoup. J’ai chaud, pourtant le printemps est encore timide. Je percute. J’intègre.

Je me souviens, ce même ami, neuf ans plus tôt, m’avait ramené mon premier reflex numérique d’un de ses voyages en Chine.

Par ce don, il m’encourage et me donne la dernière impulsion qu’il me fallait pour atterrir ici, devant vous.